En réaction à notre article paru hier et faisant état d’une triste fin d’année pour les diplomates congolais, des sources proches du corps diplomatique congolais ont non seulement confirmé la nouvelle traversée du désert mais surtout précisé que les arriérés de salaires et de loyers se chiffrent déjà à six mois, soit janvier, février et mars 2021, octobre, novembre et décembre 2021. Les frais de fonctionnement non versés obéissent à la même proportion.
Les hommes et les femmes chargés de la lourde mission de représenter le pays à l’extérieur s’interrogent sur le paradoxe entre la volonté du Président de la République de redorer le blason terni de la diplomatie congolaise dans les milieux internationaux et la persistance des antivaleurs de nature à la tirer par le bas. Est-il possible d’avoir une diplomatie dynamique avec des diplomates clochardisés et des missions diplomatiques continuellement frappées par la disette?
Que sont devenues les recommandations de la Commission tripartite composée des ministères des Affaires Etrangères, du Budget et des Finances, destinées à vider tous les contentieux financiers et logistiques en rapport avec les conditions sociales et de travail des diplomates congolais en poste à l’étranger ? A quel niveau se situe le goulot d’étranglement ?
Lephare